Vernissage Expo Antonin MAGNE

Raymond Poulidor, M.Clermont, M.Duclou, François Vermandes et Charles Dagot
Raymond Poulidor, M.Clermont, M.Duclou, François Vermandes et Charles Dagot

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Exposition

Antonin MAGNE

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Bravo Tonin !

Le 8 juillet dernier, l’équipe de Cabrettes et Accordéons des Burons de Pailherols a eu le plaisir d’assister à l’inauguration d’une exposition visible à l’Hôtel du Département jusqu’au 21 juillet.

Celle-ci a un double volet : un premier est relatif à l’histoire du Tour de France et un deuxième retrace le parcours d’un grand cycliste local, Antonin Magne.

Cet Ytracois de naissance a gagné deux fois le Tour de France (en 1931 et en 1934) ainsi que le championnat du monde en 1936.

C’est grâce a l’un de ses nombreux fans, Charles Dagot, que ce clin d’œil a pu être organisé. Celui-ci a regroupé de multiples pièces rappelant la carrière de ce grand champion qui fut ensuite entraîneur de la formation Mercier dés 1945.

Grâce à Lucien Cazalis (pour les paroles) et à François Gailhard (pour la musique), une chanson en hommage à Antonin Magne a vu le jour en 1936.

A la demande de Monsieur Dagot, trois « Marcelettes » du groupe , (Véro à l’accordéon, Geneviève et Isa au chant) l’ont apprise afin de la jouer et de la chanter pour l’occasion.

Un enregistrement du morceau a même été réalisé dans les studios de RPA (Radio Pays d’Aurillac ; un grand merci à Valérie et à Serge) et il sera conservé aux archives départementales.

Alors, encore une fois, « Bravo Tonin ! Son nom seul retentit à la ronde car c’est celui d’un champion du monde… »

Isabelle Noygues

Discours intégral de Monsieur Charles DAGOT

Monsieur le Président,

 

C’est une très grande joie pour moi de me trouver ici à vos côtés dans cet atrium de l’Hôtel du Département pour apporter, à l’occasion du passage du Tour de France, l’hommage du département du Cantal à Monsieur Antonin Magne né au Bex d’Ytrac le 15 février 1904, qui a compté parmi les plus grands routiers de tous les temps dans l’histoire du cyclisme de compétition. Deux fois vainqueur du Tour de France, en 1931 il y a tout juste quatre vingt ans, puis en 1934, il allait enlever à Berne en 1936 le titre de champion du monde qui selon Yvette Magne sa fille, je la cite – restait son souvenir sans équivalent – avant de devenir en 1945 le directeur sportif de la firme Mercier-BP, la firme reine du pays, fonction dans laquelle il a drivé jusqu’en 1969 les plus grands noms du cyclisme.

Je vous remercie, Monsieur le Président, pour l’accueil que vous avez réservé à mon projet et votre confiance pour le mener à bien.

Votre geste me touche beaucoup et il a une grande valeur : il symbolise la vigueur de la Mémoire de notre département que nous aimons tous.

Merci, Monsieur le Président, à toute votre équipe, à Madame Sylvie Rouanne votre Chef de Cabinet, pour son accueil et ses conseils, Madame Véronique Loison, votre Chef de Service logistique et Achat, pour son talent d’accordéoniste du Groupe Musical « Cabrettes et Accordéons des Burons de Pailherols » groupe que je vais vous présenter et qui nous interprétera dans quelques instants le « Bravo Tonin » de 1936, à Messieurs Pierre Combettes Philippe Vidalinc et Cédric Beynel qui avec Madame Rouanne m’ont aidé à la présentation de toutes les grilles et vitrines.

Mes remerciements vont à Monsieur Fernand Farges, animateur des Cycles Farges Avenue des Pupilles de la Nation à Aurillac qui a mis tout son talent d’ancien coureur aux 550 victoires dans la présentation du vélo exposé de Monsieur Magne.

De cette histoire, une merveilleuse alchimie est née entre les Magne et moi.

Lorsque j’ai préparé en 2006/2007 la première exposition Magne, elle m’a fait accéder à toute sa collection privée et avec un extrême bonheur j’ai pu contempler de près et tenir dans mes mains d’exceptionnels documents et objets.

Grâce au prêt qu’elle me fit de documents et journaux d’époque couvrant toute la carrière des deux frères, j’ai enrichi l’exploitation que j’avais faite de mes importantes archives familiales ; mais surtout pendant des mois j’ai rencontré presque tous les samedis à Livry-Gargan Madame Germaine Magne, veuve de Pierre, dont j’avais gagné la confiance ; ce fut sublime et inoubliable ; j’ai beaucoup travaillé avec elle, chez elle, dans l’ancienne maison de ferme, celle habitée par Antonin et Pierre pendant leur carrière cycliste, ce patrimoine qui se sent maintenant fier pour le passé et fort pour l’avenir puisqu’il se sait un merveilleux témoin de la vie d’Antonin et de Pierre et le gardien de leurs trésors.

J’ai aussi beaucoup appris avec ses filles et les deux filles d’Antonin nées après leur carrière cycliste ; avec leurs rêves d’enfants elles ont souvent accompagné leurs parents à de prestigieuses étapes et rencontré de célèbres coureurs dans la cour de la ferme.

Ah si ses murs avaient pu aussi me parler ! ….

Madame Magne était déjà d’un grand-âge, je vous laisse deviner lequel sachant qu’elle était la cadette d’une quinzaine d’années d’Antonin son beau-frère et de Pierre son époux respectivement nés en 1904 et 1905, mais elle était alerte, bon pied bon œil, à la mémoire intacte, d’une extrême gentillesse, émerveillée par la grande admiration que je vouais à Antonin et à Pierre, et j’ai longuement recueilli au fil des mois ses souvenirs, ses témoignages, ses impressions, ses anecdotes, moult détails sur leur vie familiale et sportive, les joies et les peines de la famille, j’ai parlé avec elle de la gloire avec les champions qu’ils étaient et de sa vie auprès d’eux en même temps que du dur labeur au travail à la ferme de Sévigné à laquelle les deux frères sont toujours restés fidèles et très attachés, de la vie paysanne d’Antonin régulièrement le matin mais qui devenait l’après-midi directeur sportif chez Mercier au siège de l’Avenue de la Grande Armée à Paris,

Certes à Ytrac, l’avenue principale du Bex portait le nom d’Antonin Magne et avait été inaugurée par lui, mais je considérais qu’il y manquait une stèle; c’est ainsi que je fis acquiescer la famille Magne à un projet d’exposition et à l’inauguration d’une stèle et que j’en soumettais l’idée à la municipalité de Monsieur Bernard Filhol

qui me fit savoir quelques temps plus tard que son conseil municipal y était favorable et allait s’emparer du dossier.

Madame Magne souhaita que Monsieur Raymond Poulidor vienne à Ytrac dévoiler la stèle et présider le vernissage de l’exposition.

C’est ainsi qu’à Ytrac le 29 juin 2007, à l’occasion du centenaire des championnats de France de cyclisme à Aurillac, furent inaugurées la stèle et l’exposition en la présence de la famille Magne, de Raymond Poulidor ainsi que de Monsieur le Président de la Fédération Française de Cyclisme, Monsieur Jean Pitallier.

J’espère qu’avec beaucoup de ferveur et d’émotion, de passion et d’enthousiasme, que dans cette exposition qui est une nouvelle version complétée, améliorée, longue de 32 grilles soit 64 mètres, 63 panneaux comprenant 455 documents,  je vous montre ainsi qu’au public qui la visitera, comment Antonin Magne devenu « l’Aga Khan » du cyclisme et Pierre, son frère, également grand champion, ces fils d’humbles fermiers du Bex d’Ytrac, ont été aguerris aux plus rudes efforts – ces appels à l’effort dont Monsieur Magne a toujours porté en lui la religion et qui l’ont porté au sommet de la gloire et de la réussite, pour lui et ses coureurs – en particulier Raymond Poulidor dont un poète a dit qu’il était le « Chevalier Bayard » du cyclisme – tous ses coureurs qui avaient fait leur la devise de leur directeur sportif qui la leur apprit à aimer ‘La gloire n’est jamais où la vertu n’est pas ».

Vous pourrez aussi admirer une collection d’effets et d’objets ayant appartenu à Monsieur Magne, dont j’ai eu le grand honneur et la grande joie d’en recevoir donation par sa famille, à l’entrée un de ses vélos, son buste, pendus sur ce mur des maillots, sa blouse blanche Mercier-BP quand il drivait Raymond Poulidor, ainsi que tout le contenu des vitrines dont une pièce exceptionnelle, l’un des 15 volumes contenant les 350 000 messages et signatures lorsqu’il devint champion du monde qui lui ont été offerts en 1938 par Henri Desgranges et le journal « L’auto » qui devint plus tard « l’Equipe ».

Merci à vous toutes et tous, par votre présence vous manifestez votre attachement aux frères Magne et votre intérêt pour la vigueur de la Mémoire de notre département.

Charles Dagot

Vernissage de l’exposition Magne

Atrium de l’Hôtel du Département du Cantal

8 juillet 2011

Diaporama avec Raymond POULIDOR le 11 juillet 2011

 

Vidéo :

 

 

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